Chauffe-eau solaire dans le Val de Loire
Un chauffe-eau solaire individuel se dimensionne sur le nombre d'occupants d'un logement et sur leur consommation d'eau chaude. Le choix porte sur le type de capteur, la surface installée et le volume du ballon, trois paramètres qui déterminent le taux de couverture annuel. Le prix de l'installation posée varie selon la surface de capteurs, le mode d'appoint et la nature du ballon. La durée de vie de l'équipement dépasse vingt ans pour les capteurs, à condition de respecter les contrôles d'entretien du fluide caloporteur.


Deux familles de capteurs se partagent le marché domestique. Un capteur plan vitré, formé d'un absorbeur sélectif sous un verre trempé de 3 à 4 mm, pèse de 35 à 45 kg pour une surface utile de 2 à 2,5 m² et constitue le choix courant en maison individuelle. Un capteur à tubes sous vide produit davantage par mètre carré, surtout par faible ensoleillement et par temps froid, mais coûte de 30 à 60 pour cent de plus et supporte mal les toitures très inclinées en raison du principe de circulation interne.
Le dimensionnement d'un chauffe-eau solaire individuel part d'un besoin de 40 à 50 litres d'eau chaude à 60 degrés par personne et par jour. Pour deux à quatre occupants, la configuration habituelle associe 2 à 4 m² de capteurs et un ballon de 200 à 300 litres, ce qui donne un taux de couverture annuel de 50 à 70 pour cent. Un surdimensionnement des capteurs par rapport au volume de stockage expose l'installation à des surchauffes répétées en été, qui dégradent le fluide caloporteur plus vite que prévu.
Le ballon solaire se choisit sur trois critères, le volume, la nature de la cuve et le nombre d'échangeurs. Une cuve en acier émaillé protégée par une anode en magnésium reste la solution la moins chère mais demande un contrôle de l'anode, alors qu'une cuve en acier inoxydable ou une anode à courant imposé supprime cette vérification. Un ballon bi-énergie reçoit un deuxième échangeur ou une résistance électrique pour l'appoint, un ballon mono-échangeur suppose un préparateur d'appoint distinct en aval.
La production attendue se situe entre 350 et 550 kilowattheures par mètre carré de capteur et par an sous un climat de plaine du centre de la France. Une orientation comprise entre le sud-est et le sud-ouest fait perdre moins de 10 pour cent par rapport au plein sud, tandis qu'une ombre portée sur une partie du champ en réduit la production entière, les capteurs étant montés en série hydraulique.
L'appoint assure la totalité du besoin pendant les périodes sans soleil et conditionne le confort réel de l'installation. Une résistance électrique immergée dans le ballon coûte peu à installer mais consomme fortement en hiver, un appoint par chaudière ou par pompe à chaleur revient moins cher à l'usage et suppose une régulation capable de bloquer son déclenchement tant que la température solaire monte. Une régulation différentielle, qui compare la sonde de capteur à la sonde basse du ballon, démarre le circulateur pour un écart de 5 à 8 degrés.
L'entretien d'un chauffe-eau solaire porte sur le fluide caloporteur, la pression du circuit primaire et les organes de sécurité. Le pH et le point de congélation de l'eau glycolée se mesurent tous les deux à trois ans et le fluide se remplace dès que sa protection antigel faiblit, faute de quoi le circuit se corrode. Les capteurs tiennent de vingt à trente ans, le ballon de quinze à vingt ans, le circulateur et la régulation de dix à quinze ans, et le vase d'expansion du primaire se contrôle à chaque visite.
Les repères de qualité portent à la fois sur le matériel et sur l'entreprise. Une certification Solar Keymark ou CSTBat attachée au capteur garantit des performances mesurées en laboratoire selon une procédure commune, publiées sous forme de courbe de rendement exploitable pour le calcul de couverture. Du côté de l'installateur, la qualification professionnelle propre au solaire thermique, associée à une garantie décennale et à une assurance de responsabilité civile couvrant les travaux sur couverture, constitue le minimum à vérifier avant signature.
Prix posé d'une installation solaire thermique
Un chauffe-eau solaire individuel de 3 à 4 m² avec ballon de 300 litres se situe entre 4 500 et 8 000 euros posé, selon le type de capteur et la nature de la cuve. Un système solaire combiné, qui couvre l'eau chaude et une part du chauffage, demande 10 à 20 m² de capteurs et un ballon de 500 à 1 000 litres, pour 8 000 à 18 000 euros, les configurations étendues atteignant 20 000 à 25 000 euros. Ramené au mètre carré de capteur, le prix posé va de 700 à 1 200 euros. L'écart de prix vient principalement du choix entre capteurs plans et tubes sous vide, du volume de stockage, du mode d'appoint et de la longueur du circuit primaire entre la toiture et le local technique. Le contrat d'entretien, qui comprend le contrôle de la régulation et la vérification du fluide caloporteur, représente 100 à 250 euros par passage.
Sélection d'installateurs de chauffe-eau solaires du Val de Loire
Ets B.S.A Energies : Implantée à Fondettes, Ets B.S.A Energies installe des chauffe-eau solaires individuels (CESI) et des systèmes de chauffage solaire (SSC). Les prestations comprennent aussi l'entretien, le dépannage et la production d'eau chaude sanitaire.
Domus Confort : Implantée à Blois, Domus Confort prend en charge l'installation, l'entretien, la rénovation et le dépannage d'équipements de chauffage et de plomberie. Les solutions proposées comprennent des chauffe-eau solaires pour la production d'eau chaude sanitaire et des interventions liées aux énergies renouvelables.
Ets Heliosolis : Implantée à Blois, Ets Heliosolis travaille sur des installations de chauffe-eau solaires individuels et de capteurs solaires thermiques. Les réalisations comprennent des montages avec capteurs intégrés en toiture et appoint chaudière gaz.
Zones couvertes
Principales villes du Loir-et-Cher : Blois, Romorantin-Lanthenay et Vendôme
Principales villes de l'Eure-et-Loir : Chartres, Dreux
- Principales villes du Loiret : Orléans, Olivet, Fleury-les-Aubrais, St-Jean-de-Braye, Montargis
