Artisan-carreleur dans le Val de Loire : travertin et marbre

Le choix d'un carrelage se fait sur le matériau, le format, la porosité et la résistance de surface, quatre caractéristiques qui déterminent la pièce où le revêtement peut être posé. Les classements UPEC et les coefficients de glissance donnent des repères chiffrés pour comparer deux références entre elles.

Les pierres naturelles comme le travertin, le marbre ou le calcaire se distinguent du grès cérame par leur porosité et par la nécessité d'un traitement de protection renouvelé au cours de leur vie. Leur prix de pose se situe au-dessus de celui d'un carreau industriel.

étude des sols

carrelage

Choix du carrelage de salle de bain

Le grès cérame pleine masse présente une absorption d'eau inférieure à 0,5 pour cent, ce qui le rend insensible au gel et aux taches, et sa teinte traverse toute l'épaisseur du carreau, de sorte qu'un éclat reste peu visible. Le grès émaillé, moins coûteux, offre un décor plus varié mais laisse apparaître son tesson en cas de choc.

La faïence murale a une absorption d'eau de 10 à 20 pour cent et une résistance mécanique faible, qui la réserve aux parois verticales. Son épaisseur courante de six à huit millimètres facilite les découpes autour des appareils sanitaires.

La pierre naturelle demande un hydrofuge de surface renouvelé tous les trois à cinq ans dans une pièce humide. Le travertin, poreux et à cavités, se vend bouché à la résine ou brut, deux états dont l'entretien diffère nettement.

Outillage du carreleur

L'outillage d'un carreleur représente un investissement de quelques centaines à quelques milliers d'euros selon le niveau de finition recherché, et son état d'usure se répercute directement sur la qualité du résultat.

  • La spatule crantée se choisit par la taille de sa denture, de six à douze millimètres, et son acier se déforme à l'usage, ce qui réduit la hauteur des sillons et le taux de contact de la colle.
  • Le niveau à bulle existe en longueurs de trente à deux cents centimètres, avec une précision courante de 0,5 millimètre par mètre. Un modèle en profilé d'aluminium rectifié conserve sa justesse plus longtemps qu'un corps plastique.
  • Le cordeau traceur se remplit de poudre bleue ou rouge, la rouge étant difficile à effacer sur un support poreux. Sa longueur courante de trente mètres couvre les pièces d'habitation.
  • La carrelette manuelle se définit par sa longueur de coupe, de quarante à cent vingt centimètres, et par le diamètre de sa molette. Une molette usée se remplace, son coût restant très inférieur à celui des carreaux gâchés.
  • Le tournevis à lame isolée permet de démonter les appareillages électriques sans risque. Son utilité tient au démontage des plinthes, des caches et des accessoires avant chiffrage de la surface réelle.
  • La perceuse-mélangeuse se choisit à partir de 1 000 watts et avec une vitesse réglable sous 600 tours par minute, un régime plus élevé incorporant de l'air dans le mortier-colle.
  • La grignoteuse à mors de carbure traite les découpes courbes sur faïence et sur grès émaillé mince. Sa capacité se limite aux carreaux de moins d'une dizaine de millimètres d'épaisseur.
  • La pince à céramique sert aux filets étroits, sous trois centimètres de largeur, que la carrelette ne peut pas rompre. Ses mors de rechange se changent après plusieurs centaines de coupes.
  • La raclette de jointoiement a une lame en caoutchouc ou en silicone dont la dureté détermine la quantité de mortier poussée dans le joint. Une lame entaillée laisse des manques.
  • L'éponge à carreleur, à alvéoles fines, retire la laitance sans creuser le joint frais. Son remplacement régulier évite de redéposer des résidus de ciment sur l'émail.
  • Le pistolet à extruder se décline en version manuelle ou pneumatique, la seconde donnant un débit constant sur de longs linéaires de mastic.
  • Le joint silicone sanitaire comporte un fongicide et se choisit dans une teinte accordée au mortier de joint. Sa durée de vie dans une douche est de cinq à dix ans avant remplacement.
  • Le mortier de jointoiement se classe en CG1 et CG2, le second résistant mieux à l'abrasion et à l'eau. Un joint époxy s'impose sur les plans de travail et les douches collectives.
  • L'imperméabilisant pour pierre naturelle se décline en produit à effet mouillé ou incolore. Son rendement, de huit à quinze mètres carrés le litre, dépend de la porosité de la pierre.

Classement UPEC et résistance à la glissance

Le classement UPEC note quatre aptitudes d'un carreau, l'usure à la marche, le poinçonnement, la tenue à l'eau et la résistance aux agents chimiques. Un sol de salle de bains privée demande au minimum un U2s P2 E2 C1, une cuisine un U3 P3 E2 C2, un local commercial un U4 P4s.

La résistance à la glissance se mesure par deux essais, le classement R de R9 à R13 pour la marche chaussée et le classement A, B ou C pour la marche pieds nus mouillés. Un sol de douche se situe au moins en classe B, une plage de piscine en classe C.

Le format du carreau influe sur le confort d'usage autant que sur le prix. Un grand format de soixante par soixante centimètres réduit le nombre de joints et simplifie le nettoyage, mais exige un support très plan et une colle déformable, deux postes qui alourdissent la facture.

La dureté superficielle d'un émail se lit sur l'échelle de Mohs, de 1 à 10, et une valeur de 7 au moins convient à un sol de passage courant. Le marbre poli, qui plafonne vers 3, se raye et se dépolit dans une entrée ou une cuisine.

Les chutes à prévoir s'établissent à 5 à 10 pour cent de la surface en pose droite, 10 à 15 pour cent en pose diagonale et jusqu'à 20 pour cent sur une pièce de forme irrégulière. La commande se fait en une seule fois, les bains de cuisson variant de teinte d'un lot à l'autre.

La largeur de joint se choisit selon le format et la rectification des bords, de deux millimètres sur un carreau rectifié à cinq millimètres sur une pierre naturelle à bords irréguliers. Un joint large tolère mieux les écarts dimensionnels des pierres sciées.

La teinte du mortier de joint modifie l'aspect du revêtement plus que le carreau lui-même. Un joint gris moyen reste discret à l'usage, un joint blanc se salit vite au sol, un joint foncé souligne le calepinage.

L'entretien d'un grès cérame se fait au détergent neutre, les produits acides attaquant les joints cimentaires et les produits gras laissant un film glissant. Un décapant alcalin dilué retire les voiles de laitance restés après le chantier.

La durée de vie d'un carrelage collé sur support sain dépasse trente ans, les désordres venant presque toujours des joints et non des carreaux. Les joints de fractionnement et les joints périphériques se remplacent au bout de quinze à vingt ans dans les pièces humides.

Les entreprises de carrelage relèvent de la garantie décennale pour les revêtements scellés et collés participant à l'étanchéité, et d'une garantie de bon fonctionnement plus courte pour les ouvrages dissociables. La qualification professionnelle de carreleur-mosaïste et les qualifications délivrées par les organismes du bâtiment attestent de références vérifiées.

Formats rectifiés et carreaux de grande dimension

Les carreaux rectifiés ont des bords recoupés après cuisson, avec une tolérance dimensionnelle de quelques dixièmes de millimètre, ce qui autorise des joints de deux millimètres. Leur surcoût, de l'ordre de 10 à 20 pour cent, se justifie quand l'aspect de surface continue est recherché.

Prix de pose du carrelage et de la pierre naturelle

Le prix de pose d'une pierre naturelle va de 50 à 120 euros le mètre carré, fourniture non comprise pour la partie basse de la fourchette. Le marbre atteint 90 à 180 euros le mètre carré, l'écart venant de l'épaisseur des dalles, du polissage des champs et du traitement anti-taches à renouveler. Un grès cérame de format courant se pose pour 30 à 60 euros le mètre carré, un grand format rectifié pour 60 à 100 euros, la pose diagonale et les motifs majorant ces montants de 20 à 30 pour cent.

Sélection de carreleurs du Val de Loire

Ceram'Pierre : Implantée à Blois, Ceram'Pierre travaille la pierre naturelle et le carrelage. Son activité comprend le travertin, les revêtements décoratifs, les margelles de piscine et la pose de carrelage.

Carrelage Le Goyet : Implantée à Cerdon, Carrelage Le Goyet pose du carrelage sur les sols et les murs. L'entreprise réalise des revêtements de sols et de murs en intérieur comme en extérieur.

Carrelages & Stones by Pierre et Vie : Installée à Saint-Denis-sur-Loire, Carrelages & Stones by Pierre et Vie commercialise du carrelage et de la pierre naturelle. L'offre couvre les dallages, les parements, la faïence et la mosaïque, ainsi que les dalles, margelles, pavés et bordures destinés aux aménagements extérieurs.

Concept Carrelage : Installée à Orléans, Concept Carrelage réalise des travaux de revêtement de sols et de murs. L'activité porte sur la pose de carrelage, de faïence et de dallage.

EURL Vincent Reneau : Implantée en Loir-et-Cher, l'entreprise intervient sur la pose de carrelage, la faïence murale et les aménagements de terrasses. Les chantiers, menés en intérieur et en extérieur, comprennent aussi des revêtements en pierre naturelle.

Zones couvertes

Principales villes du Loiret : Orléans, Olivet, Fleury-les-Aubrais, St-Jean-de-Braye, Montargis

Principales villes du Loir-et-Cher : Blois, Romorantin-Lanthenay et Vendôme

Principales villes de l'Eure-et-Loir : Chartres, Dreux